Luth Baroque

D’après Hans Frei, c.1550

(KunstHistorischesMuseum Wien).

Ce modèle (ainsi que le Maler listé plus bas) illustre la mode des luthistes baroques consistant à utiliser des caisses anciennes de luths des facteurs de Bologne très estimées, sur lesquelles on adaptait un manche plus long et large.

Diapason de 67 cm, 10 ou 11 chœurs, 11 côtes (érable ondé ou moucheté, frêne ondé, bois fruitiers), avec ou sans filets.

Avec un diapason assez court, il est idéal pour le répertoire français du 17e siècle : en version 10 choeurs, accordé au “vieil ton” ou en « accords nouveaux », ou plus classiquement en version 11 choeurs et accord Baroque en ré mineur.

D’après Hans Casper Wolff, 1651, Strasbourg

(Musée des Arts Décoratifs de Strasbourg).

Diapason de 69 cm, 11 chœurs, 9 côtes (érable ondé ou moucheté, bois fruitiers), avec ou sans filets. Rosace avec motif très original.

Superbe modèle assez sobre, il est idéal pour la musique française du 17e siècle avec sa caisse allongée, peu de côtes, et un diapason relativement court. Il peut également se concevoir avec 10 choeurs, accordé au “vieil ton” ou en « accords nouveaux », selon le répertoire abordé.

D’après Jean Desmoulins, 1644

(Cité de la Musique, Paris)

Cet instrument est un des seuls luths de facture française qui nous soit parvenus, malgré la production importante attestée. Jean Desmoulins était un des luthiers parisiens les plus importants du 17e siècle.

Seule la caisse en érable est d’origine et présente un profil très caractéristique, attestée par le  Burwell lute Tutor, rédigé entre 1660 et 1672, et qui en fait grand cas : « certains luths auront leur caisse quelque peu ventru, le sommet se situant au milieu du dos, la caisse se rétrécissant de chaque côté comme on peut le voir sur les luths de Monsieur Desmoulins de Paris, qui sont très bons et coûtent maintenant dix à douze livres ». En effet, cet instrument possède une très bonne projection et  homogénéité de son.

Diapason de 70 cm, 10 ou 11 chœurs, 9 côtes (érable ondé ou moucheté). Détail du chevalet et rosace empruntés au luth du « Portrait du luthiste Mouton », dont le contour de caisse est semblable à celui de Desmoulins.

Il est bien évidemment idéal pour le répertoire français du 17e siècle : en version 10 choeurs, accordé au “vieil ton” ou en « accords nouveaux », ou plus classiquement en version 11 choeurs et accord Baroque en ré mineur.

D’après Laux Maler, c.1530

(GermanischesNationalMuseum Nürnberg).

Diapason de 72 cm ,11 à 13 choeurs, 9 côtes (érable ondé ou moucheté, frêne ondé, bois fruitiers), avec ou sans filets.

Dans la version à 13 chœurs, le chevillier peut être avec “cavalier” ou bien en forme “col de cygne”.

d’après Johann Christian Hoffmann

Diapason de 72 cm, 11 à 13 chœurs, 11 côtes (érable ondé ou moucheté, bois fruitiers), filets noirs.

Plusieurs rosaces possibles, chevillier 13 chœurs avec “cavalier” ou bien en forme “col de cygne”.

Parfait pour jouer le répertoire Baroque allemand.