Archiluth et théorbe

Tous les modèles proposés ci-dessous sont des instruments issus d’ateliers de Venise, ville importante dans le développement du théorbe et de l’archiluth au 17e siècle.

Les manches et extensions des archiluths et théorbes sont généralement plaqués d’ébène, ou de palissandre.

Archiluth d’après Christoph Koch, 1654

(Cité de la Musique de Paris)

L’original est bois de violette et ivoire, richement marqueté.

14 chœurs, diapasons de 62 et 143 cm, 15 côtes (érable ondé, if, palissandre) avec filets larges ou triples. Rosace à motif d’aigle à 2 têtes.
Possibilité de réaliser la marqueterie originale du manche et chevillier avec surcoût.

Petit modèle d’archiluth aux (très) longues basses, plutôt destiné au répertoire solo.

Archiluth d’après Matteo Sellas, 1630

(Museo Civico Bologna)

14 chœurs, diapasons de 64 et 133 cm, 35 côtes (if, cyprès, palissandre). Rosace simple.

Bel archiluth à la caisse assez petite et peu profonde, pour le répertoire solo comme la basse continue.

Archiluth d’après Magno Tieffenbrucker, c. 1600

(KunstHistorischesMuseum Wien)

14 chœurs, diapasons de 67 et 142 cm, 31 côtes (if, cyprès, palissandre). Triple rosace . Manche, touche et extension plaqués en ébène et houx.

La grande longueur de corde  nécessite de prévoir un accord en sol à A=415Hz (cordes nylon), ou alors un accord en Fa.

Plutôt destiné au continuo.

(L’instrument ci-dessus est pour gaucher ! Aussi, pour ne frustrer personne, j’ai souhaité représenter aussi l’aspect courant  en droitier, par la dernière photographie inversée)

Théorbe d’après Matteo Sellas, 1635

(Musée des intruments de Musique de Bruxelles)

14 chœurs, diapasons de 76 et 154 cm, 31 côtes (if, cyprès, palissandre), 8 frettes sur le manche.

Possibilité de rallonger le manche à 10 frettes, c. 82 cm, pour faciliter le jeu en solo.

« Petit » théorbe polyvalent, pour le répertoire solo (diapason confortable pour la main gauche), comme pour le continuo en musique de chambre.

Théorbe d’après Matteo Sellas, c.1640

(Cité de la Musique de Paris)

14 chœurs, diapasons de 85 et 168 cm, 33 côtes (if, cyprès, palissandre). 10 frettes sur le manche.

L’original ayant 18 choeurs, il est possible de copier cette rare caractéristique pour l’accordage chromatique des basses, nécessaire pour le répertoire solo de Kapsberger.

Modèle de taille intermédiaire, puissant et assez polyvalent.

Théorbe d’après Magno Tieffenbrucker, 1608 et c.1600

(Royal College of Music de Londres, Cité de la Musique de Paris).

14 chœurs, diapasons de 93 et 170 cm, 35 côtes (if, cyprès, palissandre). 8 frettes sur le manche.

Très grand théorbe, pour un continuo puissant en grand ensembles (opéras).